Le préfet du département du Littoral a officiellement procédé, ce mercredi 13 mai 2026, dans la salle de conférence de la préfecture de Cotonou, au lancement départemental de la deuxième édition de la campagne nationale « Tolérance Zéro au travail des enfants » dans les secteurs à forte prévalence.
Après le Mono, le Couffo, l’Ouémé, les Collines, le Zou et l’Atlantique, le département du Littoral emboîte le pas pour la protection des enfants à travers l’initiative « Tolérance Zéro au travail des enfants ».
Initiée par le ministère du Travail et de la Fonction Publique, en partenariat avec l’UNICEF, le Luxembourg, les Pays-Bas et Moov Bénin, cette campagne vise à renforcer la lutte contre toutes les formes d’exploitation des enfants, notamment dans les marchés, sur les chantiers, dans les centres d’apprentissage, aux carrefours et dans les rues.
La cérémonie de lancement pour le compte du département du Littoral a réuni plusieurs acteurs institutionnels et sociaux engagés dans la protection de l’enfance : autorités administratives, forces de sécurité, magistrats, responsables d’ONG, représentants des artisans, usagers du marché Dantokpa et partenaires techniques. Tous se sont engagés à jouer leur partition pour un meilleur avenir des enfants du Littoral.
Dans son allocution, la directrice départementale du Travail et de la Fonction Publique du Littoral, Mireille Constance Legba Adankon, a rappelé les avancées enregistrées dans la lutte contre le travail des enfants au Bénin. Elle a également insisté sur la nécessité d’intensifier les actions de sensibilisation, de contrôle et de protection des enfants afin d’atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030.
En procédant au lancement officiel de la campagne dans le Littoral, le préfet Alain Sourou Orounla a dénoncé la banalisation du phénomène et appelé à une mobilisation collective et durable contre le travail des enfants, la mendicité et la prostitution infantile. Il a aussi plaidé pour le renforcement des moyens humains, matériels et financiers des structures engagées dans cette lutte.
Cette deuxième édition prévoit des séances de sensibilisation, des inspections dans les zones à risque et le renforcement de la synergie d’action entre les différents acteurs de la chaîne de protection de l’enfant.